En 2026, la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) devient un sujet central de conformité réglementaire, de gouvernance et de performance économique pour les organisations. Ce n’est plus un thème périphérique ou déclaratif mais une réalité opérationnelle.
Pour les consultants, les ingénieurs et experts RSE, cela signifie des missions structurantes, complexes et valorisées, directement liées aux transformations qu’imposent les nouvelles obligations.
Voici les nouvelles obligations :
Extension de la directive CSRD : une explosion des missions RSE en 2026
À partir de 2026, la directive CSRD s’étend aux PME cotées qui doivent désormais se conformer à des exigences renforcées sur le reporting extra-financier, la traçabilité des données ESG et la gouvernance RSE. Pour beaucoup d’entreprises, il s’agit d’une première mise en conformité structurée, souvent sans équipe interne dédiée ni méthodologie éprouvée.
La CSRD devient un sujet transversal impliquant la direction générale, la finance, les ressources humaines, les achats et les opérations, ce qui génère une demande forte pour des profils externes.
Cette contrainte crée un marché significatif pour les missions longues, structurantes et stratégiques, car ces compétences ne sont que rarement disponibles en interne.
Fin du crédit d’impôt industrie verte : une RSE sous contrainte économique
La fin du crédit d’impôt industrie verte (C3IV) au 31 décembre 2025 modifie profondément la logique d’investissement des entreprises.
Les projets RSE doivent désormais démontrer leur rentabilité économique et être priorisés dans un contexte de ressources plus contraintes. Cette mutation contraint les organisations à optimiser les arbitrages entre projets environnementaux et performance globale, créant une demande de profils capables de structurer des business cases solides, d’identifier des financements alternatifs locaux ou européens et d’aligner les projets RSE sur la stratégie globale de l’entreprise.
Cette contrainte économique renforce encore les opportunités pour les consultants RSE, en particulier ceux qui peuvent articuler compétences réglementaires, financières et stratégiques.

Fin des polluants PFAS : la RSE devient opérationnelle
Au cours de l’année 2026, l’Union européenne interdit la fabrication, l’importation, l’exportation et la mise sur le marché de produits contenant des substances perfluoroalkylées (PFAS), notamment dans :
- les cosmétiques,
- les textiles techniques et
- certains produits industriels.
Cette interdiction progressive oblige les entreprises à revoir la conception de leurs produits, à sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement et à adapter leurs procédés industriels.
Ces transformations nécessitent des compétences techniques, réglementaires et organisationnelles souvent absentes en interne, ouvrant la voie à des missions RSE à forte valeur ajoutée.
Parmi elles, on retrouve des interventions :
- d’ingénieurs matériaux et chimie pour la substitution de composants,
- des experts en achats responsables pour identifier des fournisseurs conformes et
- des consultants RSE spécialisés pour piloter la mise en conformité et le reporting réglementaire.
Les missions RSE les plus recherchées en 2026
Parmi les missions les plus demandées figurent celles de :
- consultants CSRD et RSE pour le cadrage réglementaire,
- l’analyse de double matérialité et la structuration du reporting,
- des experts data ESG pour la collecte, la fiabilisation et l’exploitation des données extra-financières,
- des chefs de projet CSRD pour piloter transversalement entre finance, RH, achats et direction générale,
- ainsi que des consultants en finance durable pour articuler conformité, performance économique et stratégie d’entreprise.
La diversité de ces missions reflète l’amplitude des besoins des organisations qui doivent à la fois satisfaire des exigences réglementaires et créer de la valeur avec leurs démarches RSE.
Les niveaux de rémunération observés
La rareté des compétences spécifiques à la RSE et la pression réglementaire font mécaniquement monter les tarifs journaliers.
Les consultants RSE expérimentés peuvent observer des TJM (taux journalier moyen) situés entre 700 et 1 000 euros selon :
- le niveau d’expertise,
- le périmètre de la mission et
- le degré de maturité RSE de l’entreprise cliente.
Cette fourchette reflète la valeur stratégique de ces missions et l’importance de l’accompagnement externe pour répondre aux enjeux complexes.
Synthèse et prospective à 3 ans pour les consultants RSE
À l’horizon 2026, la RSE est devenue une fonction structurante pour les entreprises, portée à la fois par des contraintes réglementaires fortes et par des enjeux économiques concrets. Les missions confiées aux consultants RSE ne relèvent plus de la sensibilisation ou de la communication, mais de la mise en conformité, du pilotage de projets complexes et de la création de valeur mesurable. Cette évolution explique la montée en puissance de missions longues, transverses et à fort niveau d’expertise.
Sur les trois prochaines années, la tendance devrait s’amplifier. Entre 2026 et 2029, la généralisation de la CSRD, la montée en maturité des reporting ESG, l’industrialisation des données extra-financières et le durcissement des normes environnementales vont continuer à accroître la demande de compétences RSE externes. Les entreprises chercheront de plus en plus des profils capables d’aller au-delà de la conformité, en intégrant la RSE dans leur stratégie globale, leurs décisions d’investissement et leur performance opérationnelle.