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Être rappelé

Le mouvement de la « STARTUP RÉPUBLIQUE » peut-il rendre notre société plus inclusive ?

Jeudi, 20 septembre, 2018
Guillaume-Cairou

Président-fondateur du groupe Didaxis-Hiworkers, Guillaume Cairou était l’invité d’André Bercoff sur Sud Radio pour présenter son nouvel ouvrage, STARTUP RÉPUBLIQUE (éditions du Cherche Midi). Décryptage du mouvement collectif qu’il appelle de ses vœux pour réveiller la France et libérer les talents.

 

 

 

 

 

Que se passe-t-il en France, qu’est-ce que ce mouvement de la STARTUP RÉPUBLIQUE ?

"Nous avons dans l’hexagone des citoyens qui ont envie de faire avancer le pays, de relever des défis, considérant que tout est possible, y compris devenir Président de la République à 39 ans ! Ce mouvement de la STARTUP RÉPUBLIQUE va plus loin que la start-up nation, qui a vocation à comptabiliser le nombre de start-ups.

STARTUP RÉPUBLIQUE, c’est la volonté de porter un message enthousiasmant pour toutes celles et ceux qui souhaitent bouger, avancer, créer, être les entrepreneurs du nouveau monde qui s’ouvre à nous. C’est de se dire que l’on doit bâtir en utilisant la force du modèle start-up, agile, novateur, usant de l’échec comme levier de rebond. ; qu’il faut valoriser la diversité de ceux qui veulent entreprendre."

Pourquoi portez-vous ce mouvement ?

"Je suis petit-fils de réfugié Serbe. J’ai fait toute ma scolarité au Val Fourré. Ma mère est ouvrière et vient de prendre sa retraite.  J’aurai pu avoir une autre trajectoire que celle d’un entrepreneur. J’ai appris par moi-même, je suis autodidacte. J’ai monté ma première start-up au collège, en reprenant la coopérative scolaire. J’ai créé plusieurs points de vente, et nous profitions de cette coopérative pour financer les voyages de fin d’année des plus démunis. Et finalement, je me suis aperçu que 15 ans après avoir créé Didaxis-Hiworkers, qui gère aujourd’hui près de 10 000 travailleurs indépendants, je n’ai fait ni plus ni moins que ce que j’avais déjà fait à Mantes-la-Jolie quand j’étais plus jeune."

Quelle est votre volonté en tant qu’entrepreneur pour ce mouvement STARTUP RÉPUBLIQUE ?

"Avec Didaxis, nous gérons ces travailleurs de la nouvelle économie. Ceux qui sont souvent pointés du doigt du fait de l’ubérisation. Ce sont ces nouveaux travailleurs que certains appellent les nouveaux précaires du travail, dont en réalité il n’en est rien, puisque la plupart de ces travailleurs de la nouvelle économie ont pu créer leur emploi et derrière, vont pouvoir rebondir derrière sur autre chose. C’est ça la STARTUP RÉPUBLIQUE, là où tout est possible. Mais il faut rester lucide, tous ne finiront pas à la tête d’un Facebook ou d’un Google.

Au lendemain du lancement du plan pauvreté, je trouve que c’est un formidable message d’espoir pour tous ces jeunes d’une part, mais aussi pour ces retraités aux pensions qui deviennent de plus en plus faible et pour tous les Français qui se disent que finalement, ils peuvent contribuer à ce mouvement et ce, à n’importe quel âge. Pour suivre ce mouvement, il ne faut pas être diplômé d’une grande école ou avoir des parents à la tête d’une multinationale pour se lancer. Ce que je souhaite, c’est être aux côtés de celles et ceux qui veulent entreprendre, aussi divers soient-ils. Cette diversité est pour moi un véritable eldorado pour notre économie."

Dans un pays qui est la 5ème puissance économique mondiale, nous avons la sensation que nous ne donnons pas assez goût aux français de se prendre en main. Qu’en pensez-vous ?

"Quand on parle start-up, on parle digital et numérique. Dans notre pays, nous avons encore ces zones blanches, dans nos campagnes et dans certains quartiers populaires où tous n’ont pas accès à Internet et aux réseaux sociaux. Avec le numérique, on invite de nouveaux métiers. En effet, 85% des métiers de 2030 n’existent pas encore. Bien sûr, le numérique supprime aussi des emplois et favorise la concurrence, mais il y a des solutions optimistes à ces problèmes, pour celui qui a les bons yeux pour voir cette chance. Ce mouvement est un véritable appel à une France qui doit se prendre en charge, comme moi j’ai pu le faire, comme d’autres ont pu le faire pour réaliser leur rêve et ceux de leurs concitoyens."

Quand Emmanuel Macron dit à un jeune chômeur de traverser la rue pour trouver du travail, pour vous, c’est un appel à l’effort, un appel à l’aventure ?

"Cette STARTUP RÉPUBLIQUE c’est aussi mettre toutes les Françaises et tous les Français sur un pied d’égalité. Aujourd’hui, tous ne sont pas égaux devant l’accès au travail, à l’éducation, à toute cette culture économique. Quand j’ai créé mon entreprise, je ne pensais pas créer de la richesse à proprement parler. Aujourd’hui, Didaxis, c’est une grosse PME qui s’exporte dans plusieurs pays du monde. Et donc l’objet de ces start-ups, c’est justement le côté « up » à savoir comment une fois que l’on s’est lancé, on accélère, dans ce monde où tout va très vite. Cela ouvre également la problématique de tous les Français à se dire qu’aujourd’hui ils vont devoir changer de statut, de métier et peut-être aussi changer de pays ou de région. "

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