Témoignage d’un auto-entrepreneur

Lundi, août 24, 2009
By gcairou
Depuis son pavillon de Saint-Menoux, Maxime Charbonneau s’est fait auto-entrepreneur pour distribuer une machine à faire sa propre bière.

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Les meilleuresidées sont souvent le fruit du hasard. Celle qui a poussé Maxime Charbonneau à se lancer dans l’entreprenariat est de celles-ci. Tout commence il y a un an et demi, quand le jeune habitant de Saint-Menoux rend visite à un cousin aux États-Unis, du côté de Sacramento : « Il avait chez lui une machine à faire sa propre bière, raconte Maxime Charbonneau. J’ai été impressionné par le concept. Quand je suis revenu en France, j’ai cherché à m’en procurer et je n’ai pas trouvé ».

Maxime entreprend alors des recherches sur Internet : les deux fabricants de machines à bière sont basés en Amérique du Nord, et il n’y a pas de distribution plus proche que l’Angleterre. C’est d’ailleurs de Grande-Bretagne qu’il fait venir sa

première machine, pour la somme de 170 euros. Avec la machine entre les mains, l’idée qui avait commencé à germer devient de plus en plus évidente : il faut qu’il importe ce type de machines en France.

L’ironie de l’histoire, c’est que Maxime Charbonneau n’aime pas vraiment la bière, ni l’alcool en règle générale. Tout juste un cidre de temps en temps. Mais derrière la machine à faire sa propre bière, « c’est l’idée qui [l'] intéressait. C’est quelque chose de convivial et de ludique, comme les gens qui font leur pain avec une machine à pain ». Le jeune Bourbonnais prend alors contact avec le fabricant de machines, basé à Vancouver au Canada. « Ça tombait bien parce qu’ils cherchaient justement quelqu’un pour distribuer leurs produits en France ». Maxime Charbonneau en profite pour négocier aussi l’exclusivité en Belgique et au Luxembourg.

Investissement total: 2.500 euros

Mais pour Maxime, l’occasion s’est présentée avec le statut d’auto-entrepreneur : « Sans ça, je pense que je ne me serais pas lancé ». Maxime a ainsi créé son entreprise le 6 janvier, une semaine après l’entrée en vigueur du nouveau statut. Ce qu’apprécie Maxime, c’est la flexibilité : « Tant qu’on ne réalise pas de chiffre d’affaires on n’est pas taxé. Ça m’a permis de prendre mon temps pour monter ma boîte. De fait, j’ai commencé à vendre qu’au mois de mai ». Entre-temps, Maxime a acheté un nouvel ordinateur, pu créer son site Internet (www.biereshop.fr) et importer une trentaine de ses machines. L’investissement total représente 2.500 euros.

Maxime vend ses machines 89 euros, ou 105 euros avec trois recharges : « En gros, ça fait le litre de bière à un euro ». L’activité de Maxime décolle doucement : après avoir vendu quelques machines en avril, mai et juin, il a reçu une quinzaine de commandes en juillet. Si le jeune entrepreneur, par ailleurs cadre dans une entreprise moulinoise, ne se fixe pas d’objectifs, il aimerait bien que « les machines à bière deviennent [s] on activité principale ». Il se félicite pour le moment de contribuer à son niveau à l’économie locale. « Je fais travailler les Transports moulinois et la poste de Saint-Menoux ». Et dans l’idéal, aimerait bien pouvoir un jour « créer un emploi ».

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