Salarié-créateur : vous avez dit essaimage ?

14 juillet 2008
By gcairou

L’essaimage permet à un salarié de créer ou reprendre une entreprise avec le soutien de son employeur. Un dispositif qui permet à 15 000 projets de création de voir le jour chaque année.

L’essaimage consiste pour une entreprise à favoriser les projets de création ou reprise d’entreprise par ses salariés. On distingue deux types d’essaimage assez divergents dans leur esprit : l’essaimage dit « à chaud », malheureusement le plus répandu aujourd’hui, concerne les salariés dont l’emploi est menacé et se trouve généralement utilisé comme mesure d’accompagnement en cas de restructuration de l’entreprise et le plus souvent dans le cadre d’une reconversion massive.

D’après une enquête de l’APCE, 15 000 entreprises sont créées chaque année par des salariés soutenus par leur l’employeur, dont 75 % dans le cadre d’opérations d’essaimage défensif.

À l’inverse, l’essaimage « à froid » est intégré à une gestion dynamique des ressources humaines et repose sur une réelle volonté de voir aboutir les projets des salariés. L’APCE estime à 5 000 par an le nombre d’entreprises qui voient le jour dans ce cadre.

Outre un accompagnement quasi systématique à la formalisation, l’aide de l’entreprise à ses salariés porteurs de projet peut prendre des formes très diverses. Il peut s’agir de temps libéré sur les heures de travail, d’un appui logistique tels que la mise à disposition de locaux, le conseil d’experts, la cession d’une licence, le financement d’une formation, une aide financière sous forme de prêt ou une participation au capital. L’échange de technologie contre une part du capital est une démarche également très prisée par les grands groupes.

Cette technologie peut être concédée sous forme de brevet ou de licence exclusive d’exploitation. Des commandes passées au futur essaimé peuvent également favoriser le déblocage de fonds. Les banquiers sont en effet sensibles aux lettres d’engagement de commandes. Attention cependant aux marches arrière dans le cas de l’essaimage à chaud. Dans tous les cas, mieux vaut éviter de tout miser sur son ancien employeur.

Autre piège à éviter, ou alors en étant bien conscient de la situation : certains groupes utilisent leurs essaimés comme têtes chercheuses sur de nouveaux marchés, évitant ainsi de supporter elles-mêmes le risque. La notoriété d’une grande entreprise (ce sont surtout elles qui pratiquent l’essaimage) peut représenter un atout de poids dans la négociation avec les organismes financiers, qui sauront apprécier cette marque de confiance accordée par l’entreprise à son salarié créateur.

D’autres voies permettent de franchir de façon relativement indolore le pas entre salariat et indépendance. Nous développons ci-dessous le portage salarial, qui n’affranchit pas d’une certaine autonomie sur le plan commercial mais préserve les avantages « techniques » du salariat, et l’association, un statut simple à créer qui permet également de tester une activité avant de s’investir plus lourdement.

Pour en savoir plus, vous souhaitez tester votre projet de création d’entreprise ?

Lisez l’intégralité du livre dont ce dossier est extrait : Guide complet de la création d’entreprise,

Tags: ,

Laisser un commentaire

Entreprendre avant tout ! est un blog dédié aux consultants, freelances et formateurs en portage salarial, indépendants, auto-entrepreneurs ou en société, en France et à l'étranger.

User Login






PARTENAIRES

Logo Didaxis Group
Club des Entrepreneurs
Dynamique Entrepreneuriale
Croissance Plus
CICF
Club des chasseurs de têtes