Mission à l’étranger : couverture sociale des expatriés
La mondialisation se traduit par une mobilité croissante des personnes ; la France, par exemple, compte près de 2 millions d’expatriés. Si l’expatriation est souvent un choix de vie, elle implique, afin de se dérouler dans les meilleures conditions, une préparation importante, notamment en ce qui concerne la protection de soi et de sa famille
L’expatriation seul ou en famille soulève une question cruciale : que faire en cas de problème d’ordre médical ?
Les risques de l’expatriation dépendent de la stabilité politique du pays et de ses conditions sanitaires. Mais les expatriés ne sont pas à l’abri d’un événement imprévisible : accident, maladie grave, voire décès dans le pays d’accueil. La protection sociale est de ce fait un élément incontournable de la réussite d’une expatriation
Dès la sortie du territoire, l’expatrié ne relève plus des régimes de protection sociale français mais uniquement des régimes locaux. Même s’il existe des conventions de Sécurité Sociale entre la France et certains pays, il y a un intérêt certain à souscrire un contrat qui garantisse des niveaux de prestations comparables à ceux de la France.
- La Caisse des Français de l’Etranger (CFE) est une structure spécialement créée pour les Français résidant à l’étranger. En y adhérant, à des tarifs très compétitifs, on obtient le remboursement des soins, quel que soit le pays étranger dans lequel ils sont dispensés, sur la base des tarifs et des taux pratiqués en France pour des soins similaires.
Les salariés peuvent en plus, bénéficier d’une couverture accident du travail et cotiser pour leur retraite.
- L’adhésion à la CFE se fait individuellement ou par le biais de l’employeur ; facultative, volontaire et généralement à la charge de l’assuré, elle ne dispense pas de cotiser aux régimes obligatoires locaux.
Dans les pays où le coût des soins est nettement supérieur aux tarifs de remboursement basés sur Sécurité Sociale française, tels les Etats-Unis, le Canada, La Suisse, le Moyen Orient ou le Japon, il est indispensable de prévoir une protection complémentaire auprès de régimes privés qui permet d’obtenir de meilleurs remboursements basés sur les dépenses réelles.
Comment choisir une assurance adaptée ?
Il faut raisonner, bien sûr, en termes de budget disponible et rapprocher le coût de la garantie proposée au contenu de ses prestations.
L’adéquation des couvertures et garanties dépend de l’environnement de la zone d’accueil, son degré de développement sur les plans médical et sanitaire qui rendent plus ou moins accessible ou coûteux l’accès aux soins.
La meilleure manière de concilier coûts et garanties équilibrées est de partir du risque réel.
Dans l’expatriation, quel est-il ? Soins d’urgence, intoxications, accidents, décès, assistance et rapatriement sanitaire : voilà l’essentiel de ce que devrait couvrir tout contrat. Si l’entreprise ou l’expatrié en a le budget, il est possible d’accéder à des garanties plus complètes : en prévoyance : responsabilité civile, rente éducation, indemnités journalières, rente d’invalidité, ou en frais de santé : remboursements à 100% des frais réels pour les actes médicaux courants avec des plafonds élevés en optique et dentaire.
Mais il est essentiel de commencer par couvrir les risques les plus graves.
Des solutions adaptées à l’urgence existent, et répondent à un besoin vital, tout en étant par nature beaucoup moins onéreuses qu’une couverture médicale complète
Choisir une protection adaptée à son budget et à ses besoins, en toute connaissance de cause permet ainsi de vivre l’expatriation de façon plus sereine.
Laurent CAZEIRGUE. (www.lepetitjournal.com – México) mercredi 11 Juin 2008
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