Le portage salarial, un outil innovant de gestion des compétences

16 juillet 2009
By MLitouMagnac

Depuis son introduction dans le code du travail le 25 juin dernier, le marché du portage salarial a littéralement explosé. Avec plus de 35 000 « portés » et un chiffre d’affaires estimé à près d’un milliard d’euros, il s’est imposé peu à peu grâce aux nombreux avantages qu’il offre non seulement aux entreprises mais aussi aux consultants.

Crée en 1999, Didaxis, acteur majeur du portage salarial, accompagne aujourd’hui plus de 700 « portés » et offre aux entreprises un riche vivier de compétences tout en les exemptant de toutes contraintes administratives liées à la gestion de contrats de salariés. Explications avec Guillaume Cairou, Directeur Général de Didaxis.

De plus en plus sollicité par les entreprises, le portage salarial se démocratise fortement. Pourriez-vous rappeler à nos lecteurs le coeur de votre activité ?

Le portage salarial se situe au croisement de deux marchés en très forte croissance, celui de l’externalisation des compétences et celui du travail par missions. Une relation tripartite – société de portage / consultant / entreprise – qui permet à un professionnel relevant habituellement du statut d’indépendant d’effectuer différentes missions pour le compte de clients tout en étant salarié d’une société de portage. La loi du 25 juin 2008 inscrit dans le code du travail le portage salarial (art. L.1251-64) et facilite ainsi son recours en excluant tout risque d’infraction pénale de prêt de main d’oeuvre illicite (art. L.8241-1) et ce, au même titre que l’intérim.

Quelle est justement la différence entre l’intérim et le portage salarial ?
Le portage salarial se démarque très nettement de l’intérim sur trois critères principaux : l’action commerciale est faite de manière autonome par l’intervenant et non par la société de portage. Par ailleurs, le « porté » n’a aucun lien de subordination avec l’entreprise cliente. La société de portage salarial facture le client de l’intervenant, gère le recouvrement et lui garantit chaque mois un salaire après déduction de frais de gestion de l’ordre de 10% en moyenne, là où ces derniers peuvent atteindre 50% en intérim. Enfin, il s’agit généralement d’un apport de compétences ponctuel sur un domaine technique (conseil, formation, assistance, prestation intellectuelle…), et non seulement d’une simple mise à disposition de personnel.

De quels autres avantages bénéficient les entreprises et les consultants grâce au portage salarial ?
L’entreprise trouve un accès direct à des compétences pointues en limitant les coûts mais aussi les contraintes administratives liées à la gestion de salariés, et notamment lors de missions nécessitant une gestion complexe (recours au CDD impossible, international, essaimage, retraité, freelance…). De plus, nous déchargeons l’entreprise des risques inhérents (assurances, trésorerie, contentieux, URSSAF, etc).

Grâce à un service éprouvé d’ingénierie salariale, nous garantissons aux consultants une solide protection sociale – assurance maladie, mutuelle, prévoyance, assurance chômage, retraite complémentaire, épargne salariale et intéressement – ainsi qu’un cadre administratif et juridique renforcé – garantie des salaires, responsabilité civile professionnelle, recouvrement des impayés, assurance des missions à l’étranger, avance des frais de mission, procurant ainsi une rémunération très attractive à moindre coût.

Article publié dans l’ANDRH, propos reccueillis par Juliette Loir.

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One Response to “ Le portage salarial, un outil innovant de gestion des compétences ”

  1. [...] lire également : Le portage salarial, un outil innovant de gestion des compétence. Tout sur le statut [...]

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