Consultants : les métiers porteurs pour exercer en solo
S’il est possible de conseiller les entreprises sur à peu près tous les sujets, certains domaines présentent plus de débouchés que d’autres. Faisant le plus souvent partie d’une société de portage salarial voici les métiers de conseil les plus prometteurs des consultants indépendants.
Le conseil en management d’équipe
Manager des personnes : une seconde nature pour certains… mais pas pour tous ! Récemment, les entreprises ont sacrifié les profils managériaux au profit de ceux plus ‘contrôleur de gestion’. Dans un souci de résultats, les compétences techniques ou de gestionnaires ont été privilégiées. Cela a considérablement affaibli le middle management et il faut l’aider à se reconstruire. Proximité, disponibilité et surtout regard extérieur sont indispensables dans cette démarche, qui convient donc très bien à un consultant indépendant. Le consultant peut intervenir auprès de l’entreprise en animant des formations ou en formulant des recommandations. C’est un accompagnement sur le long terme.
Le conseil en management de projet
Mener à bien des tâches récurrentes en s’appuyant sur une organisation hiérarchique bien rodée est dans les gènes de l’entreprise. Mais si ces missions sont ponctuelles et font appel aux expertises de plusieurs départements, l’exercice devient plus compliqué. C’est pourtant en mode projet que de plus en plus d’organisations sont amenées à travailler. Pour mettre toutes les chances de leur côté, beaucoup n’hésitent pas à faire accompagner le chef de projet par une personne extérieure. Un créneau non négligeable pour les consultants.Ce sont des missions plutôt longues, généralement de 6 à 9 mois. Elles peuvent même s’étaler sur 18 mois
Le conseil en développement à l’international
Le constat est fait depuis des années : les PME françaises ne sont pas suffisamment tournées vers l’international. Les gouvernements successifs appellent de leurs vœux l’émergence d’entreprises de taille moyenne performantes sur les marchés étrangers. Pour beaucoup de sociétés familiales, cette démarche est loin d’être naturelle et de plus en plus veulent se faire accompagner lorsqu’elles abordent des marchés plus lointains géographiquement et culturellement que les pays d’Europe occidentale. Les consultants qui ont une expérience à l’international proviennent souvent de grands groupes et ont une mauvaise connaissance des PME. Inversement, ceux qui ont fait carrière en PME ont rarement une expérience internationale.Ce sont des projets de longue haleine mais qui ne demandent pas obligatoirement un plein temps chez le client. Le consultant devra apporter sa connaissance du marché cible, idéalement en mettant à disposition un carnet d’adresses pour trouver partenaires industriels, agents commerciaux ou prestataires de toute sorte. Connaître les spécificités culturelles, notamment en termes de négociations, est également un atout qu’apprécieront les PME qui se lancent dans des contrées lointaines.
Le conseil en réduction des coûts
L’activité de « cost-killer » n’est pas nouvelle mais elle a toujours de beaux jours devant elle. Ces dix dernières années, ces prestations ont connu un boom extraordinaire. Les petits cabinets qui se sont lancés à ce moment-là sont devenus aujourd’hui de grosses structures. Revers de la médaille : leur manque de flexibilité. D’une manière générale, un gros acteur a du mal à faire évoluer son organisation pour répondre rapidement aux évolutions du marché. Une carte sur laquelle les consultants indépendants et les très petits cabinets ont tout intérêt de jouer. Un consultant en réorganisation et réduction des coûts doit pouvoir voir en un coup d’œil les détails du mode de fonctionnement d’un bureau, et trouver les coûts superflus. Ce ne sont pas des missions très longues, 10 à 20 jours la plupart du temps.
Le conseil en développement durable
Des directives européennes portant sur le développement durable voient le jour. La problématique de développement durable est un segment qui ne fait encore qu’émerger. Comme tout secteur naissant, il est difficile de définir précisément le métier qui aura le plus le vent en poupe en la matière. Les entreprises vont rechercher des compétences très pointues, sur le traitement des eaux ou le recyclage des déchets par exemple. A l’instar du conseil en nouvelles technologies, ce seront des jeunes, dotés d’une solide formation technique, des ingénieurs par exemple, qui seront recherchés. La dimension audit et évaluation de la production de CO2 par l’activité de l’entreprise a également de beaux jours devant elle avec le bilan carbone. Les conseils d’ordre plus stratégique devraient en revanche rester dans le pré carré des plus gros acteurs. Les marchés de niche sont donc à privilégier lorsqu’on est indépendant. L’idéal est de constituer un réseau avec des consultants experts sur un domaine complémentaire au sien.
Le conseil en recrutement
Dans un contexte de quasi plein emploi pour les cadres, détecter et attirer les talents est une activité à forte valeur ajoutée que les entreprises n’hésitent plus à professionnaliser. Elles ont ainsi de plus en plus souvent recours à un cabinet de conseil en recrutement, à côté de leur process interne. Si les grands acteurs en ce domaine sont nombreux sur le marché français les petites structures ont également leur place. Le consultant indépendant doit bien connaître le secteur d’activité sur lequel il est amené à recruter. Là aussi, la stratégie d’alliance avec d’autres consultants à l’expertise complémentaire est vivement conseillée pour répondre à une mission ponctuelle. Le portage salarial est, entre autre, un moyen idéal de disposer d’un réseau de consultants experts. A savoir également : certains grand cabinets peuvent faire appel à des indépendants sur certaines demandes. Il est bon d’être en contact avec quelques uns. Le métier de chasseur de têtes convient bien au statut de consultant indépendant. A partir du moment où il dispose d’un solide réseau, le professionnel peut agir relativement seul, en menant lui-même son enquête auprès des profils intéressants. Se spécialiser sur une fonction ou un secteur d’activité est fortement conseillé pour gagner en crédibilité auprès de ses prospects.
Le conseil en financement d’entreprise
Les métiers de la finance peuvent également déboucher sur une carrière de consultant. Les PME sont à la recherche de professionnels pouvant les conseiller dans leur démarche de financement. Elles ont notamment besoin d’être accompagnées dans leur relation avec leur banque. En somme, décrypter les offres qui leur sont faites, que ce soit au niveau des prêts accordés, des lignes de crédit négociées ou des services de gestion de compte proposés. Le consultant doit également leur apporter une expertise en terme de sources de financement alternatives.
L’accompagnement des DRH
L’évolution de la législation du droit du travail, avec les nouveaux outils comme la rupture à l’amiable du contrat de travail ou la réforme de la représentativité syndicale, place le métier de DRH dans un environnement particulièrement mouvant. D’où un besoin d’être accompagné. Le consultant peut l’aider dans ses négociations sociales, par exemple lorsqu’il est question de renégocier les accords sur l’aménagement du temps de travail et le fonctionnement des forfaits jours pour les cadres. Il peut également apporter une expertise sur un sujet pointu.
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source : Le journal du Net












